Brut de Pierre Brut de Pierre

La pierre seche

La « pierre sèche » est un mode constructif caractérisé par un assemblage de pierres posées sans liant. Ce liant, qui dans les murs en pierres maçonnées est constitué d’un mortier de sable et chaux ou ciment, est dans le cas qui nous intéresse remplacé par un calage « à sec » de chaque module constituant l’ouvrage. Cette typologie lui confère d’excellentes capacités pour éviter de faire barrage à l’écoulement des eaux et s’adapter aux mouvements du sol d’assise. Il est question ici de la technique de la pierre sèche dans son ensemble, construction et restauration des murs de soutènement, de clôture et des bâtis. Les environnements concernés sont ceux de l’habitat, de l’agricole, du routier et des chemins.

Le mur de soutènement en pierre sèche :

Le mur en pierres sèches est résistant par la souplesse de sa structure, il peut subir de légers mouvements sans être déstructuré. Il « encaisse » les vibrations (trafic routier, secousses telluriques, mouvements géologiques, chocs lors des inondations, etc).

Le grand avantage du mur en pierres sèches tient à la nature drainante de sa structure. L’absence de mortier permet à l’eau de s’écouler entre les pierres. Le mur de soutènement en pierres sèches retient la terre et permet aux eaux de pluie de s’écouler en ralentissant leur cheminement. Toutes les terrasses d’un versant servent, en fait, de bassin de rétention, et constituent une prévention aux risques d’inondation, (exemple du Gard et des terrasses cévenoles).

En cas de sécheresse, ces mêmes terrasses servent de réserve d’eau. Sa restitution est différée dans le temps. La terrasse de terre, retenue par le mur en pierres sèches, joue un peu le rôle d’une grosse éponge.

Une succession de terrasses de pierre sèche, participe à :

Par ailleurs, les sols recouverts en calades de pierres sèches montrent une résistance particulière, dans le temps, aux phénomènes d’érosions hydrauliques et humains.

ARGUMENTS POUR LA PIERRE SÈCHE

TECHNIQUES

La nature drainante de la pierre sèche permet d’assécher les terrains situés en amont, diminuant ainsi les poussées qu’ils exercent sur leurs murs de soutènement. Les risques de désordres s’en trouvent diminués.Le mur en pierres sèches est résistant par la souplesse de sa structure;il peut subir de légers mouvements sans être déstructuré. Il «encaisse » les vibrations ! (trafic routier, secousses telluriques, mouvements géologiques, chocs lors des inondations, etc.).En 2002 après les inondations dans le Gard, entre Nîmes et Alès, seuls les murs de clôture en pierres sèches étaient encore debout!

HYDRAULIQUES

Un des intérêts de la technique pierre sèche tient dans la nature drainante de sa structure. L’absence de mortier permet à l’eau de s’écouler entre les pierres. Le mur de soutènement en pierres sèches retient la terre et permet aux eaux de pluie de s’écouler en ralentissant leur cheminement. Toutes les terrasses d’un versant servent, en fait, de bassin de rétention, et constituent une prévention aux risques d’inondations, (exemple du Gard et des terrasses cévenoles).En cas de sécheresse, ces mêmes terrasses, servent de réserve d’eau. Sa restitution est différée dans le temps. La terrasse de terre, retenue par le mur en pierres sèches,joue un peu le rôle d’une grosse éponge, comme le démontre le travail de l’association : « Ressource en eau », de Peyrolles dans le Gard. Elle met en évidence dans la Vallée Obscure, l’influence de la restauration des ouvrages en pierres sèches sur les phénomènes hydrauliques : écoulements et rétentions.Les sols recouverts en calades de pierres sèches montrent une particulière résistance, dans le temps, aux phénomènes d’érosions hydrauliques et humains.Les intérêts agricoles de la pierre sèche sont nombreux et très visibles : viticulture, maraîchage, trufficulture, plantation de vergers, châtaigneraies, cultures de montagne comme lesplantations d’oignons doux en Basses-Cévennes, etc.

ECOLOGIQUES

C’est un point fort de la pierre sèche. Car elle répond aux préoccupations des démarches H.Q.E., de développement durable et des réponses à donner à la crise énergétique actuelle. Ces murs, sans liant, consomment peu d’énergie et ont un ECOBILAN très favorable. Les ciments, bétons ou mortiers sont énergivores dans leur fabrication, transport, mise en œuvre et recyclage.La restauration d’un mur en pierres sèches demande très peu d’énergie, si les compléments de pierres nécessaires sont trouvés sur place ou à proximité.

La Charte de qualité ABPS

Les constructions et ouvrages d’art en pierres sèches, les terrasses de culture et les murs en pierres sèches qui les délimitent constituent non seulement un élément majeur du patrimoine paysager cévenol mais ils participent aussi à la vie économique et écologique du pays.

L’établissement en 2002 de la “Charte ABPS” constitue le point de départ d’une démarche globale de qualité, de développement et de prospective de la filière de la pierre sèche.

Cette charte a été réalisée en partenariat avec les membres fondateurs ABPS, la Fédération Française du Bâtiment du Gard, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Lozère et le Parc national des Cévennes.

Par la présente charte, les donneurs d’ordres publics ou privés devront trouver des artisans et des entrepreneurs susceptibles de proposer une offre de qualité recouvrant une prestation, un produit, un service et une démarche commerciale.

Par l’élaboration de la charte de qualité ABPS, les professionnels du bâtiment entendent être acteurs d’un marché sur lequel leurs compétences sont reconnues mais pour lequel il est aujourd’hui nécessaire d’établir un nouveau dialogue avec les clients potentiels.

Ce dialogue aura pour objectif de les convaincre du bien-fondé de la réalisation de ce type d’ouvrage et d’établir une confiance sur la qualité de la réalisation, la qualité du service et de la maîtrise des coûts.

L’artisanat du bâtiment se doit d’être force de proposition :

En signant la charte de qualité, les professionnels de la pierre sèche s’organisent pour :

Télécharger la Charte ABPS.

Source : http://www.pierreseche.fr